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Accrochages |
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Exposition Jacki MARÉCHAL
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"Jacki MARECHAL est un homme libre ; sa peinture est un hymne à la liberté ; non seulement la sienne, qu’il exprime sans fard, mais la nôtre, à nous ‘regardeurs’, comme disait Braque. Il faut qu’un artiste prenne le risque de dire, par images, ce qu’il a à confier. Et s’exposer, dans tous les sens du terme. Mais ce qu’il expose, il ne fait en réalité que nous le proposer. A nous de nous emparer de l’œuvre, d’interpréter, de déchiffrer l’énigme. Nous aussi, les regardeurs, sommes libres d’y plaquer nos rêves, nos fantasmes, nos désirs. 
"Quand il est de bon ton de parler ‘d’arts visuels’, Jacki MARECHAL se revendique en toute simplicité, de la peinture. Son œuvre n’est point faite d’installations, d’agencements muets ou sonores, mais bien de tableaux, comme au bon vieux temps, de Fra Angelico à Balthus. Il ne faut pas manquer d’audace, assurément ! 
"Diaguilew demandait au danseur Nijinsky : ‘Etonne-moi’. C’est ce que nous attendons des artistes. Nous pouvons demander aux écrivains de nous instruire, de nous éclairer, aux musiciens et aux poètes de nous faire rêver, aux gens de théâtre de nous faire rire ou pleurer, mais j’aime l’idée que nous demandions aux peintres de nous étonner, de révéler ce qu’il y a au-delà du miroir.
"Jacki MARECHAL aime son siècle. Animateur culturel pendant longtemps, il se consacre depuis une dizaine d’années exclusivement à son travail d’artiste. Sans se rattacher expressément à une école, il reconnaît se situer dans le mouvement post-moderniste qui vise à concilier concept et émotion. Art figuratif, abstraction : voilà des catégories dont il s’émancipe, pour notre bonheur. 
"Des expositions dans de nombreux musées et galeries, en France et en Europe, que ce soit la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne, la Hollande ou l’Italie, font de Jacki MARECHAL un grand témoin de notre temps.
"Pierre Soulages m’a dit un jour : ‘La peinture, ça ne se regarde pas, ça se fréquente’.
"C’est bien ainsi qu’il faut considérer la peinture de Jacki MARECHAL, décidément très fréquentable."
d’après Jacques Rigaud, Grand commis de l’Etat, Jacques Rigaud (1932-2012) a notamment exercé les responsabilités de directeur de cabinet au Ministère de la Culture, de directeur du FRAC Aquitaine, de sous-directeur général de l’Unesco ou encore de Fondateur du Musée d'Orsay. |
Exposition Catherine NOIZET-FAUCON
| "Qu’il s’agisse de paysage réinventé, soigneusement étudié par étapes, ou bien d’abstraction presque totale, l’expression de Catherine NOIZET-FAUCON se réfère à des visions puissamment retenues en mémoire, d’où s’exaltent formes et couleurs. Ce qui me touche chez Catherine NOIZET-FAUCON c’est la palette subtile, la belle maîtrise des chromatismes et le sens marqué pour la composition. Il faut aussi parler de ses installations, de ses mises en scènes, de ses cheminements thématiques tels que les 'poésies du reste' et 'portraits'. Ecriture très personnelle, émotion, liberté, sincérité, recherche et poésie, l’œuvre que nous offre Catherine NOIZET-FAUCON témoigne d’un des meilleurs peintres abstraits contemporains."
D’après Michel Savattier, artiste peintre. 
Catherine NOIZET-FAUCON a été formée à l’Académie Baudry de Paris puis aux Beaux-Arts de Grenoble et à l’Ecole d’Art Martenot de Lyon.
De son riche parcours, on peut citer quelques jalons: - la rencontre déterminante avec le peintre Michel Costiou,
- le Groupe de Recherche en Arts Plastiques mené par Pascale Buttaud sur Lyon,
- les expositions avec le collectif Une image peut en cacher une autre de Saint Etienne,
- la résidence d’artiste à Pont-Aven, la rencontre avec les professeurs de l’American School of Art puis l’exposition à la Swell Galery,
- la rencontre avec Barbara Touzot, et l’adhésion au collectif ADAI, actif en Ardèche et à Paris,
- la rencontre avec Michel Savattier et les expositions avec Arami en Val d’Oise et à Paris,
- sans compter les multiples expositions collectives ou personnelles en régions lyonnaise (BAC, Galerie DedArt, Musée de Vienne...) et parisienne (Salon d’Automne, Réalités Nouvelles...).

Par ailleurs, Catherine NOIZET-FAUCON a créé avec Joël Mône, maître verrier à Lyon, des vitraux pour plusieurs lieux publics ou privés (clinique, chapelle, villa...). Enfin, elle ouvre son atelier pour enseigner la pédagogie Martenot et partager une expérience de 15 ans comme conférencière animatrice d'ateliers au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

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Exposition Catherine NOIZET-FAUCON
| "Un espace vacant n'est pas vide. Il est plein de formes à venir. La forme à accoucher m’est inconnue - ni visage, ni pomme, ni quelconque modèle. Elle entre dans ma perception sans que la conscience intervienne. Je ne commence jamais avec une ligne, toujours avec un volume. Je découvre la forme en la faisant surgir en volume de l'intérieur, non pas en traçant son contour. J’utilise la ligne pour les formes que je ne dessine pas. La ligne évoque une forme que vous ne pourrez pas voir, seulement imaginer. Au début, je ne pratiquais que le noir sur le blanc : la couleur m’était trop distrayante, car délicieuse. Elle prenait le pas sur la forme, l’édulcorant. Maintenant je peux user de la couleur, sans me laisser emporter par elle. Je passe beaucoup de temps à m’absorber. Puis le geste surgit, rapide, simple et clair. Je crée sur la toile une turbulence avec enchantement." 
Catharine CARY, dont le travail nous entraîne entre peinture, dessin et écriture, est née à New York en 1961. Après une enfance dans la campagne du Vermont et un Diplôme en Relations Internationales, elle parcourt le monde pour divers projets humanitaires, industriels et sociaux. Puis elle revient sur New York gérer de grands projets urbains : création du parc public Riverside South, plan de réhabilitation du quartier Bronx South, rénovation du New Amsterdam Theater à Times Square. 
En 1997, lors d'un voyage à Paris, elle suit des cours à l’École des Beaux-Arts. À vrai dire, issue d’une famille d’artistes, Catherine CARY avait toujours pratiqué le dessin. Mais cette fois, le pinceau l’emporte sur toute autre considération. De retour à New York, Catherine CARY s’inscrit à la Arts Students League ainsi qu’à la New York Studio School. Paris à nouveau, première exposition personnelle en 1999, atelier à Montreuil puis enchaînement de manifestations en France (Paris, Lyon, Provence...), aux États-Unis (Austin, Miami, Chicago...) et en Italie (Biennale de Venise 2011). |
Exposition Sylvie DELARSE
| Après un travail sur la figuration, Sylvie DELARSE se porte vers les chefs de file du "nouveau réalisme" tels Jacques Villeglé, Mimo Rotella, Raymond Hains et Robert Rauschenberg. Son attirance pour les murs urbains, la pousse à s’improviser collectrice d’images lors de ses déplacements en France ou à l’étranger. De fait, recouverts par des affiches scarifiées, superposées et éreintées, surchargés de graffitis, tags ou messages personnels, ces bouts de cité constituent un espace créatif vivace et autonome. 
À ces éléments prélevés ici et ailleurs, Sylvie DELARSE intègre les résultats de son propre regard photographique. Repris en atelier, ils constituent des bribes graphiques et colorées dont les rapprochements fortuits ou anecdotiques convoquent notre imaginaire. Sylvie DELARSE mêle dans ses compositions, éclat et transparence, tantôt dans une rémission du geste graphique, tantôt dans une violente âpreté. Elle cultive aussi l’accident, le geste aléatoire, la coulure, la projection, l’accroc, afin d’exprimer un univers personnel, où luttent couleurs, éléments figuratifs, écriture et abstraction. 
Par cette démarche, Sylvie DELARSE s’approprie une matière communicante, la détourne, la recompose. Elle nous invite à mobiliser nos regards saturés d’images formatées et nous soumet une proposition singulière du monde. Ses principales interrogations portent sur l’empreinte du temps, l’identité culturelle, le langage comme œuvre picturale, l’émergence d’un signifiant par télescopage de différents médiums, la spontanéité opposée à la précision. 
Sylvie DELARSE vit et travaille près de Toulouse. Elle a participé à divers salons, festivals et expositions personnelles en provinces ou à Paris. |
CARGOS À BARCELONE - Photographies de Carme ARISA
| Une exposition sélectionnée pour le Mois de la Photo-OFF www.moisdelaphoto-off.org
A l’issue d’un double cursus en design industriel à Barcelone puis à Paris, Carme ARISA s’initie à la photographie auprès de Javier VALLHONRAT (Madrid). Après un passage au studio Daylight (Paris), elle entre dans la carrière sous l‘égide de Cristina GARCIA RODERO. Carme ARISA assiste pendant plusieurs années divers photographes de mode, publicité et décoration. En parallèle, la reconnaissance d’un reportage documentaire de longue haleine la conduit à travailler pour des institutions, la presse et le corporate, complétant ainsi l’étendue de ses métiers.
Carme ARISA a ainsi abordé des univers aussi différents que des scénographies pour Matali CRASSET, de l’institutionnel avec Microsoft, des reportages pour le Ministère de l’Agriculture, des missions en agence (TBWA, Brune, Angie...) ainsi que des collaborations avec le journal Libération, les éditions Hachette ou encore l’architecte d’intérieur Gabriel KOWALSKI. 
Aujourd’hui, Carme ARISA nous livre un reportage émouvant sur le quotidien des hommes d’équipage sur les porte-conteneurs transatlantiques.
"J’ai pu, citadine, partager pendant cinq ans la vie quotidienne des matelots sur leurs cargos arrêtés à Barcelone, dont certains abandonnés par leurs employeurs. Alors que le terrien contemple les navires en rêvant d’outre-mer, l’équipage harassé de travail n’a souvent que le loisir d’observer la ville depuis le pont du navire et s’imaginer d’autres vies."
Le reportage de Carme ARISA interpelle LdeO&Co tant par le sujet que par son traitement :
> Le transport maritime est un maillon essentiel de notre chaîne de valeur : nos meubles quittent le Brésil par le port de Santos et abordent l’Europe au Havre. 22 jours de mer, pendant lesquels la bonne marche de notre entreprise est confiée aux soins continus de matelots anonymes : il nous semble juste de rendre hommage au quotidien secret de ces hommes qui participent de notre projet. 
> Le regard humaniste posé par le photographe rejoint la démarche créative de nos partenaires architectes. Ceux-ci jugent avec grande modestie, qu’au final, la bonne architecture se reconnaît par sa capacité à se rendre invisible : "Enlever et non ajouter, disparaître et non apparaître, se glisser dans la ville existante, cohabiter." Raisonnement transposé d’ailleurs dans la création de leur mobilier : construction explicite, sans trucage, dissimulation ou ajout décoratif, simplicité formelle et solutions vernaculaires.
Et de même pour ces clichés. Ni complaisance, ni artifice. Franchise et respect. 
Prise de vue Nikkon FM2 Films HP5 400 et Fuji 1600 Développement par l’artiste Tirage argentique baryté par C. Arisa et P. Dieu | Exposition Dominique KERMÈNE
| Dominique KERMENE découvre la photographie à New-York où elle séjourne une année. De retour à Paris, elle intègre l’atelier de l’American Center, animé par Scott MacLeay. Son travail argentique est exposé pour la première fois lors des Rencontres d’Arles en 1985. L’aventure continue avec l’association de photographes A7. Ensemble, ils participent aux Off du Mois de la Photo à Paris.
Avec l’apparition du numérique, Dominique KERMENE détourne l’usage du scanner et part sur les chemins de son enfance, en Limousin, à la recherche de la Couleur. Elle y glane de modestes trophées, graines, brindilles, petits riens - marabout de ficelle – que son regard attentif et accueillant transfigure. La galerie "l’Œil Ecoute" lui passe commande, l’expose au printemps 2002 et édite un livre.

C’est alors que Dominique KERMENE se met à la peinture et concomitamment à la pratique... du Tai Ji Quan. Elle ressent le besoin d’un contact direct, sensuel avec la matière. Elle aspire à la confrontation avec un espace vierge à organiser. Sur de grands formats, elle capte les lumières, concrétise les sensations, traduit les émotions, libère l’énergie vibratoire des couleurs. Elle joue avec les lignes de force, les contrastes, les à-plats. Sa palette se fait plus sourde, intériorisée, la recherche se recentre autour du geste.

Cette peinture magnétique est accueillie dans de nombreuses galeries (Villa des Tourelles, Maison des Muses...) et salons d’art contemporain (Montrouge, Réalités Nouvelles, Mac2000...) en Région ou à Paris. Dominique KERMENE cherche, essaie, recycle, explore, métamorphose, invente, découvre : elle joue. Qu’y a-t-il de plus sérieux qu’un jeu ?
D’après Isabelle de Lagasnerie
| exposition Sarah SCHMITZ
| "Toute la vie fluctue entre résistance et abandon à la gravité" avait coutume de dire Doris Humphrey, chorégraphe américaine dont le langage gestuel était fondé sur le déséquilibre.
De même, ma peinture. Animée par la verticalité, celle de mon corps qui danse. Ma peinture sollicite non seulement la vue mais aussi le toucher. J'alterne des masses colorées et des traces qui procèdent du rebond. Qu'est-ce que le rebond si ce n'est une manière d'expérimenter la force de la gravité ?
C'est la direction de la trace qui fait sens. La mémoire du geste.

Par des ressorts successifs, se met en place un jeu d'accélération et de décélération, de chocs et de flottement. Le geste est coupé parce que d'autres gestes viennent l'interrompre. Ces rencontres entre gestes produisent des césures temporelles. Des blancs, des ellipses apparaissent. Il y a donc des décalages et des renversements constants entre la réalisation de ces mouvements, leurs enchaînements et la lecture de leurs traces.

Par la trace du mouvement, je tente de révéler une autre temporalité, un instant suspendu, un éternel présent. L'accident en somme : que vous rencontrez, qui vous dévie et que finalement vous intégrez, celui qui vous engage dans une direction insoupçonnée.
C'est "l'imprévisible devenant nécessité : jusqu'au bout, vous ne pouvez pas prévoir, mais devant l'aboutissement, vous réalisez qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement", énonce Pierre Boulez.
Entretiens - mai 2012

Sarah SCHMITZ, née en 1980, vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, elle a soutenu un Master en Arts Plastiques à La Sorbonne et participé aux Ateliers des Beaux-Arts de la Ville de Paris sous la direction de Martin Bissière. Elle expose depuis 2007.
www.sarah-schmitz.com
| exposition FERRÉ
| Les dessins sont rarement montrés, bien qu’ils tiennent souvent une place importante dans la maturité des artistes, une sorte de "base continue". Ainsi pour FERRÉ, qui assoie son œuvre de peintre fort en couleur sur un permanent travail au fusain. Qui y puise à la fois structuration et respiration. Le dessin de FERRÉ s’épanouit au point d’équilibre entre figuration et abstraction. Le tracé est vigoureux, voluptueux, inspiré. Le noir lumineux, les gris veloutés, le blanc réjouissant. Le mouvement emporte, galvanise. Pour FERRÉ, ce mouvement s’impose dans la verticalité.
Explosion initiale, transformation constante de la matière en lumière, univers en perpétuelle expansion...

Françoise FERRÉ, formée à l’Ecole de Dessin d'Art de la Ville de Paris et diplômée en histoire de l’art, exerce comme professeur aux ateliers de la Ville de PARIS. Elle expose depuis 1987, tant dans des salons (Salon d’Automne, Art en Capital...) que des galeries à Paris (First Time, Etienne de Causans, Henri Bénézit), en province (Aix, Tours...) ou à l’étranger (Ferrare, Istanbul, Zürich, Leipzig, New-York...).
| exposition Jacques MATTER
| "La toile, chez Jacques MATTER est à la fois le lieu des plus fortes tensions et le champ de leurs plus éclatantes résolutions. L’abstraction est un pari risqué. Poussé par ce que Kandinsky appelait la 'nécessité intérieure', le peintre s’est engagé dans le labyrinthe, sans être jamais sûr d’en sortir. Mais une touche serrée a gagné, pas à pas, du terrain, défrichant dans une sourde lutte l’espace que la couleur menaçait d’envahir. Puis le geste s’est déployé sur la toile, ouvrant à la couleur le chemin qu’il y traçait. D’amples courbes se sont élevées, l’horizon s’est élargi. D’autres versions du Monde viendront s’y exprimer."
Martine Contensou 
Jacques MATTER est venu à la peinture par envoûtement : réellement habité par les éblouissements de Pierre BONNARD, il abandonne un jour son attaché-case et jette ses propres couleurs sur une toile. Néanmoins, son langage personnel s’est développé au contact d’une seconde rencontre, celle de Shafic ABBOUD - icone de la peinture contemporaine libanaise et célébrée encore tout récemment par une émouvante rétrospective à l’IMA – chez lequel il trouve, outre une fréquentation amicale, l’exemple subtil d’un maître, sa justification picturale du passage à l’abstraction : liberté et fluidité.

Depuis trente ans Jacques MATTER se partage entre deux univers : la France et le Brésil, où il a effectué de longs séjours tant privés que professionnels et où il dispose encore d’une maison-atelier dans un village de pêcheurs sur la côte du Nordeste. Jacques MATTER expose depuis 1983 tant à Paris (Indépendants, Artistes Français, Réalités Nouvelles, galeries privées...) qu’au Brésil (Fortaleza, São Paulo). Son travail figure dans de nombreuses collections publiques et privées en France, Allemagne, Argentine, Brésil, etc.

| Exposition Emmanuelle LEMETAIS
| La peinture d’Emmanuelle c’est d’abord un trait sûr, où la perspective devient enjeu. A travers la variété des angles de vue – qui rend l’approche du sujet parfois complexe dans sa réalisation - naît la profondeur du tableau. L’artiste a parfaitement intégré les lois picturales de la perspective occidentale dont elle transcende les codes dans ses fameux paysages urbains. Et dans ses récentes compositions florales, elle associe à cette technique une approche surplombante, plus asiatique, qui donne à ses gros plans une présence puissante.
Si la ligne est primordiale, elle naît de la couleur. Le trait recherché n’est pas tracé, il est manifesté par les couleurs que le peintre superpose. Son art consiste à le faire jaillir sans perdre en précision. Le résultat est dynamique : pierre, feuille, brique, ardoise... : tout prend vie. 
Explosant à nos yeux, les couleurs d’Emmanuelle signent sa production. Une palette particulière où - quelle que soit la tonalité d’ensemble, et même lorsque les couleurs froides dominent -, ses rouges, roses, prunes et orangés répandent la chaleur réconfortante de leur présence. La couleur est première : elle est la base sur laquelle l’artiste travaille. Sa toile est d’abord traitée dans l’abstraction : des taches colorées viennent habiter le lin, jusqu’à remplir tout l’espace, puis, patiemment, Emmanuelle superpose les couches pigmentées, jusqu’à dégager les lignes pensées de son dessin. Ce n’est plus la lumière blanche qui éclaire les façades, c’est la lumière décomposée en une infinité d’éclats.

Cette décomposition de la lumière crée une distance entre le réel et sa représentation. Emmanuelle n’étudie pas l’effet de la lumière sur les objets non plus qu’elle n’utilise sa décomposition pour les représenter. Elle agit comme un révélateur. Sa peinture s’apparente au vitrail dont elle offre les mêmes feux. Ce rayonnement fugace que le spectateur reçoit comme un cadeau lorsque les verrières s’embrasent au soleil, Emmanuelle a su le transposer en peinture. Chacune de ses toiles est, au-delà de la fidélité au réel, l’histoire d’un miroitement où chacun peut transformer son observation en méditation, sans craindre de le voir disparaître. La lumière, chez Emmanuelle, suspend le temps et embellit l’objet de sa beauté cachée : celle de son arc-en-ciel.
D’après Stéphanie de Moulins Beaufort

Après avoir exercé une dizaine d’année comme dessinatrice en architecture intérieure et en création de mobilier, Emmanuelle LEMETAIS, diplômée de l’Ecole Boulle, opte définitivement pour la peinture en 2002. Depuis, elle expose à titre personnel très régulièrement en province comme à Paris. Par ailleurs, elle doit répondre à de nombreuses commandes privées et publiques.
| Exposition Rafiy OKEFOLAHAN
| L'origine Yoruba, musulman élevé dans une famille chrétienne, éduqué à l’école républicaine, formé auprès d’artistes au Nigéria, Togo et Sénégal..., RAFIY, le jeune plasticien béninois de Porto Novo puise sa force créatrice dans ce creuset culturel qu’est l’Afrique. Mais, cherchant sa propre piste, il s’affranchit des sentiers balisés. Ses toiles, portes ouvertes sur le monde, racontent sa soif nomade, laquelle l’inscrit dans une indiscutable contemporanéité.

L’artiste L’œil de RAFIY ne juge pas ; il se veut intermédiaire, à l’instar des "gongonneurs" qui, autrefois, colportaient les nouvelles à travers le pays. Son pinceau n’est pas moralisateur ; il déchire un voile, perce un jour dans le mur... RAFIY s’empare de sa toile et un monde, nomade ou sédentaire, fantastique et intérieur surgit. Son pinceau est son arme ; sa main, une caresse. Il sculpte, creuse, racle pour amener la matière à la vie ; il y griffonne des signes, langage de silences et de cris libérateur. Il est malade, le monde que RAFIY (dé)peint. Mais le bien et le mal sont frères dans l’éthos africain. Anges, kamikazes, dictateurs, affamés, mères... : des portraits d’âmes.
En 2009, RAFIY se distingue à l’occasion du salon Nudowa Yoyo monté au Centre Culturel Français de Cotonou. Sa notoriété est consacrée en 2010 par le succès de son exposition personnelle à la galerie parisienne Alexandre Lazarew, spécialiste en "art urbain". RAFIY est accueilli actuellement en atelier-résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris.

L'acteur culturel Etranger à l’égotisme qui menace nombre de talents, RAFIY décide de s’engager auprès de la communauté d’artistes de son pays. Premier projet, premier succès : en 2008, Elowa ("aller et revenez en paix", en langue Yoruba) mène 5 compatriotes à travers 5 pays d’Afrique occidentale pour exposer à la Biennale de Dakar. Plus récemment, dans le cadre du Regard Bénin1.0, RAFIY organise les premières Portes Ouvertes des ateliers de Porto-Novo et Cotonou. Il édite à cette occasion un catalogue présentant 45 artistes, véritable état des lieux de la création contemporaine béninoise. Prochainement s’organisent également sur son initiative les ReGraff, rencontres des graffiteurs à Porto Novo. Enfin, pour 2012, il prépare avec les Ateliers d’Artistes de Belleville un programme d’échange, dix artistes français partant en résidence au Bénin et dix artistes béninois venant aux AAB.
D’après Fabiola Badoi | Signature - mercredi 22 juin 2011
 | Les professeurs Carmen Thuaudet, Valéria Dellome et Lamartine Bião Oberg, co-auteurs du manuel de Portugais du Brésil Gramática Ativa, sont heureux de vous accueillir autour d'un verre pour une séance de dédicace le mercredi 22 juin, à partir de 18h30. | Exposition "De Corpo e Tinta"
| "Depuis les époques primitives, l’être humain utilise la surface de sa peau comme lieu d’expression : peintures tribales pour impressionner l’ennemi, langage rituel pour invoquer les divinités, maquillage pour embellir le visage, tatouage comme signe d’appartenance, message lancé au monde ou chuchoté dans l’intimité, etc. Plus largement, dans l’histoire des arts (danse, peinture, sculpture...), la figuration du corps a été au centre de d’acte créatif. Or, le corps humain est-il un objet esthétique en lui-même ou seulement un véhicule ? Et l’acte esthétique a-t-il prétention à la perpétuité ? GRILLI et KINKAS tentent de répondre conjointement par ce travail photographique sur peintures éphémères. Ils nous montrent un corps réduit à un simple support pictural. Ce qui parait vivre, c’est la peinture. Laquelle renvoie le corps au seul rôle de récepteur de l’acte esthétique et sans aucune prétention de continuité. D’ailleurs ces corps sont privés de certains attributs fondamentaux pour être considérés comme tels. Manquent la tête, une main, un membre entier... Le corps est présenté dans une passivité totale. Immobilité qui interpelle sur son rapport à l’art. Le corps, siège de la vie, demeure inactif. Ce sont d’autres mains qui s’appuient sur cet abandon pour exprimer la vie. Manière de dire que la vie n’est pas vie si elle n’est donnée/reçue de l’extérieur. Comme si l’homme - dans l’incapacité d’autoproduire un fait esthétique – s’offrait comme support à une extériorité (ici vraisemblablement humaine, mais qu’on pourrait considérer d’autre origine, transcendante ou non) qui puisse le consacrer être vivant. Une autre métaphore pour nous signifier que l’être humain sans l’art, n’existe pas comme tel." D’après Orlando PINO.

GRILLI Fernando GRILLI nait en Argentine, en 1954. Issu d’une famille de photographes, il apprend très tôt à voir au-delà des apparences. A octroyer de l’importance au temps. A réfléchir rapidement et prendre des décisions instantanées. Pour retenir en images le moment déjà évanoui. Comprenant tout enfant que le présent se convertit inexorablement en passé. Et que seule importe la création. Pour vivre il se confronte au monde du cinéma, des médias et de la publicité. Découvre un univers qui bouscule ses idéaux de jeunesse. Conflit interne qui amplifie sa détermination : il abat des murs, ouvre de nouveaux chemins. GRILLI voyage jusqu’à aborder le mythique Paris. Ville qui lui assène des émotions contradictoires. Qui l’oppresse jusqu’à lui faire expulser ces images qui sont autant de cris de libération intérieure. Ductile et malléable, GRILLI traite son travail de la même manière qu’il est traité par la vie. Il ne se sent plus lié à aucun précepte, ne croit plus qu’au bonheur de l’être humain. Et c’est au travers de son objectif qu’il jouit d’une joie pleine et entière. En parallèle de son parcours artistique, GRILLI travaille comme photographe professionnel pour des revues de décoration et pour la télévision. 
KINKAS Né en 1957 au Brésil, Caetano KINKAS étudie à Rio de Janeiro. Arrivé en 1988 à Paris, il y poursuit des études d’Arts Plastiques. Après avoir résidé à la Cité Internationale des Arts, il s’installe à l’Atelier-Résidence du Ministère de la Culture. Depuis 1989 il participe à de multiples expositions individuelles et collectives. Il a par ailleurs travaillé sur de nombreuses commandes pour des projets d’entreprise (fondation Pernod Ricard, Bain & Co, Groupe Humanité...) et de collectivités locales (villes de Honfleur, Bobigny, Le Havre, Saint-Denis...). "Kinkas s’intéresse au chaos visuel, au recyclage visuel. Il associe des formes et des couleurs issues de la tradition et de la modernité pour donner une vision du monde unique. Les couleurs chaudes animent un graphisme issu de l’inconscient. Les motifs et le trait sont aléatoires, vecteurs d’un langage psychographique. […] De la peinture sur toile à la conception visuelle, de la transmission de l’âme par la matière à celle de la pensée par le numérique, Kinkas se déplace et vit chaque nouvelle œuvre comme l’expérience d’une spontanéité inédite. Abstraction et figuration s’entretiennent pour donner plus de relief à un message d’amour, de bonheur et de paix. Le regard de Kinkas est tendre, attentif et attentionné." Séverine Hyvernat | Exposition Gudrun MOREL
| Gudrun naît en 1945 à Bad Homburg (Allemagne) où elle ne reste pas trop longtemps : dès 1966, on la retrouve en Afrique du Sud, en 1972 au Maroc, en 1976 en Iran, en 1986 au Mexique, etc. A chacune des étapes, Gudrun assouvit sa passion du dessin et son appétit du monde, se formant avec les meilleurs maîtres : crayon à Johannesburg, arts plastiques à Rabat, croquis à Rasht, huile, estampes et académies à Mexico...

Après ces années à humer le bouquet des divers continents, Gudrun jette l’ancre Île de la Jatte, lieu mythique de l’inspiration impressionniste. Forte des multiples techniques étudiées et imprégnée des cultures du monde, Gudrun s’affranchit des codes et des formats. Elle exprime désormais sur la toile, en totale liberté et avec émotion sincère, sa passion de vivre et son goût pour l’autre. 
C’est en 1987 au Mexique que l’artiste expose pour la première fois. Elle y est accrochée ensuite de manière régulière jusqu’en 1992. Depuis son retour en Europe, elle compte plus d’une centaine d’exposition à Paris, en Provence, en Allemagne, en République Tchèque, au Japon... Elle travaille à un projet avec une galerie new-yorkaise pour l’été prochain. Gudrun est membre de la Société Mexicaine des Arts Plastiques, membre correspondant de l’Académie des Sciences mexicaines et décorée de la Médaille d’Or du Mérite et Dévouement Français. | Exposition "ATLANTICO" - Peintures de Joël DUPRAT
| "Ce qui transparaît dans les peintures de Joël DUPRAT, n’est-ce pas quelque chose comme la trace d’une danse livrée devant la toile, l’indication d’un rythme auquel il suffirait de se confier sans réticence pour qu’il nous dévoile ses sortilèges ? La gestuelle est rapide et spontanée, incisive, jubilatoire. C’est une gestuelle de prise de notes, ces notes mystérieuses qui électrisent la surface de la toile et excitent notre sagacité. Mais n’y allons pas chercher de rébus aux solutions alambiquées. Regardons les plutôt comme des signes de piste jalonnant la démarche essentielle qui consiste à s’approcher au plus près, avec des ruses de sioux et d’infinies délicatesses, du chiffre magique de la liberté qu’est - pour le peintre - l’étonnement du regard."
C. Renaud 
Joël DUPRAT, né en 1957, travaille en Région Parisienne. Il a été formé à l’Ecole d’Arts Plastiques de Saint-Denis auprès de peintres de la lumière tels Quentin Van Offel ou Jean Paul Huftier. Pour Joël DUPRAT, l’abstraction apparaît rapidement comme la voie permettant d’exalter son sens de l’espace et de la couleur, mais également son souci de qualité picturale avec sa matière et ses transparences. Sa sensibilité s’y exprime en liberté au gré d’expériences illimitées. Joël DUPRAT continue cependant à pratiquer le dessin à l’encre, notamment des carnets de voyages. Cette quête d’espaces nouveaux est la nourriture même de sa peinture. Les œuvres de Joël DUPRAT font l’objet d’expositions personnelles - dans des lieux parfois insolites tel que Télé Bocal (Paris) – ainsi que d’expositions collectives : Salon de Montrouge, Salon de Mai, Réalités Nouvelles, etc. 
Joël DUPRAT participe également avec des artistes venus d’horizons différents (danse, musique…) à des performances où les pratiques créatives sont mises en commun et confrontées. Par ailleurs, l’univers coloré de ses peintures est très souvent sur scène, accompagnant les concerts du groupe de musique brésilienne "Farofa do Samba". Enfin, Joël DUPRAT anime un atelier de dessin avec modèle à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec. | Exposition Djamila BELLOUL
| A partir de composés géométriques, Djamila BELLOUL bâtit des espaces picturaux enchanteurs, élabore des trajectoires éblouissantes, entremêle des mondes foisonnants où chaque détail révèle un secret. Dans un protocole quasi rituel, Djamila BELLOUL travaille des bases textiles de récupération (tissus, dentelles, filets...) et des charges (blanc de Meudon, sables, gravillons...). Appliqués sur papier et peints à l’acrylique, ces éléments sont ensuite coupés, découpés, recoupés, vieillis, recyclés, patinés et enfin re-assemblés et marouflés sur toile. 
Par ces actes itératifs de construction, déconstruction, reconstruction, l’artiste joue sur les moteurs du rythme, de la couleur, de la démultiplication, jusqu’à une plénitude qui suscite la griserie, entraîne au ravissement.
« J’aime la profusion et l’abondance, l’effet tactile, la consistance, le relief. Je cherche l’harmonie dans ce langage universel de la logique géométrique. Je quête la stabilité dans l’infini des combinaisons. Je veux croire que les constructions élaborées - qui se laissent néanmoins toujours traverser par des imprévus - finissent par révéler une vérité. » 
Djamila BELLOUL est architecte, diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Paris. Parallèlement à l’exercice de son métier elle se forme à la peinture, notamment à l’atelier d’Yves Desvaux Veeska. Elle expose à titre personnel depuis 2000 et participe à de nombreux salons en France (Salon d’Automne, Salon Violet, Réalités Nouvelles...) ou à l’étranger (Bucarest, Stuttgart, Alger, Dakar, Vérone...). Elle est honorée de distinctions variées (Académie Internationale de Lutèce, Concours International de l’Association Regards...). Elle est aussi l’artiste invitée des émissions Thé ou Café avec des personnalités aussi diverses que Guy Bedos, Rachida Dati ou Bernard Giraudeau. | Exposition Chantal MATHIEU
| Après un parcours classique - dessin, pastel et peinture figurative –, Chantal MATHIEU s’est orientée avec passion vers l’abstraction. Une nécessité, une évidence, une volonté de mieux capter la vie, le monde extérieur comme les univers secrets. Ainsi "la peinture abstraite n’est pas la représentation d’un objet, elle est objet elle-même". C’est dans une démarche picturale authentique, se préservant des courants et remous de la mode, échappant aux facilités de l’effet et du clinquant, que Chantal MATHIEU confie : "peindre pour moi, découle d’une nécessité intérieure impérieuse. Chaque jour est nouveau, avec son lot d’émotions tristes ou gaies, d’événements comiques ou dramatiques, de soleil et d’averse. Mes toiles procèdent de ces mêmes bouleversements ; heureux ou douloureux, mon monde est couleurs". Au final, une composition riche et subtile, qui accumule les textures travaillées au pinceau, à la spatule ou à main nue, dans un éblouissement chromatique. - D’après P. de La Perrière. 
Née en 1956, Chantal MATHIEU a installé son atelier dans le Paris des artisans (Faubourg Saint-Antoine). Elle expose depuis 1989 et a remporté de nombreuses distinctions dont le prix Albert Elsener (1997), le prix du CAEA (1998), le prix Léonie Dusseuil (2000), le prix de la fondation Taylor (2001), le prix Fould Stirbey de l’Académie des Beaux-Arts (2001), la médaille d’or du Salon des Artistes Français (2003), etc. 
Par ailleurs, de 2000 à 2008, Chantal MATHIEU s’est investie dans l’action de la Société des Artistes où elle a occupé plusieurs fonctions électives, dont la Présidence de la section Peinture, le Commissariat du Salon et la Vice-présidence de la Société. Chantal MATHIEU participe chaque année à plusieurs Salons et Festivals en région (Denain, Conches, Le Pouliguen, Lunéville...) et à Paris (Réalités Nouvelles, Art Pluriel, Art en Capitale...) en tant qu’exposant ou invitée d’honneur. | Exposition Marcella SAVAGET MADEIRA - Dança das Flores
| Dança das Flores Marcella Savaget Madeira naît à Rio de Janeiro en 1981. Elle étudie la peinture à partir de 2003, au sein de la fameuse Ecole d‘Art du Parque Lage, palais niché au pied du Corcovado. Elle part pour l’Espagne en 2005, y fréquente plusieurs cours et ateliers, avant de se fixer à Amsterdam. Ces dernières années, Marcella Savaget Madeira s’est distinguée dans diverses expositions individuelles au Brésil et en Europe. Le 20 mai prochain elle dévoilera Dança das Flores chez LdeO&Co, espace dédié au design brésilien contemporain. Elle y restera à l’affiche pour 2 mois, présentant 12 toiles inédites qui mêlent peinture et collage sur un ton vibrant et joyeux. 
D’emblée, il se dégage du travail de Marcella Savaget Madeira une incomparable saveur brésilienne. Conjuguant les influences des mouvements géométrique, pop et cubiste, l’artiste interprète des concepts tels que la liberté, la vitalité, la sensualité. Et élabore des œuvres rythmées, ludiques, éclatantes. Ces compositions déploient une combinaison de couleurs intenses selon une méthode unique, développée par l’artiste. Tout d’abord, celle-ci, utilisant tasse et cuiller à café, déverse lentement la peinture acrylique sur la toile et laisse agir la gravité. « C’est un moment magique, quand les couleurs conquièrent librement l’espace, puis se rencontrent l’une l’autre, passent barrières et obstacles, rompent alors avec le schéma géométrique des stries initiales ». Parfois, l’artiste interfère elle-même dans ce parcours, agitant la toile comme s’il s’agissait d’une marionnette, avec pour résultat des zébrures irrégulières et intrigantes. 
Une fois cette trame achevée, Marcella Savaget Madeira commence à incorporer des éléments du quotidien comme des adhésifs, du papier peint voire de simples sujets dessinés à la main afin de créer un dialogue entre « haute » et « basse » culture ou encore entre l’organique et le géométrique. A cette étape, hormis le fait qu’ils répondent à sa préoccupation de coloriste, Marcella Savaget Madeira aime utiliser les motifs floraux. Pour leur symbolisme, parce qu’ils dégagent fragilité, sensualité, beauté et une fascination mystérieuse.
| Exposition Paolo PIZZIMENTI
| "Il est de ces instants incertains où, au milieu d’un réel le plus réel, une pensée nous traverse et nous transporte dans un univers onirique où l’impossible se fait vraisemblable… Il est de ces nuits où, notre rêve le plus chimérique devient si réel que notre conscience s’éveille pour nous rassurer. Et le mirage est tel, qu’anesthésiée, elle ne nous permet plus de distinguer ce qui est... Il est de ces secondes délicates où ce qui nous environne se fond dans une réalité qui n’est pas de nos habitudes, de notre quotidien, de notre raison. Rien n’est faux, mais rien n’est réel pour autant. Ces secondes fragiles révèlent des monstres, éveillent des peurs, rajoutent des douleurs….parfois, elles ne sont qu’esthétique, poésie et enchantement. Le temps s’incurve alors, s’allonge tant qu’on y plonge, se regrette dès qu’on en sort. Paolo PIZZIMENTI sait fixer ces instants. Il en fait des images." 
Les modèles de Paolo PIZZIMENTI viennent du cinéma : Frederico Fellini, le maître, David Lynch, grand metteur en scène du Bien et du Mal, Jean Renoir, le poète. Ses références dans le domaine photographique sont : Willy Ronis, le poète des images, Henri Cartier-Bresson, le pragmatique du Carpe Diem, Robert Doisneau le solitaire, Eugène Atget le documentaliste ou encore le discret et humaniste Izis ou le futuriste Man Ray. 
Aujourd’hui à 53 ans, Paolo Pizzimenti poursuit sa quête de scènes insolites, proches ou lointaines, palpables ou oniriques, mais toujours authentiques, et avec la passion d’un artisan. Un talent propre à révéler la beauté de ce que nous pouvons croiser cent fois sans voir. Un travail qui sollicite notre imagination en suggérant des correspondances avec notre vécu... ou nos rêves enfouis.
EXPOSITIONS Ravenne, 2004 et 2005. All Photographers Now : musée de l’Elyséen - Lausanne, mai 2006. NYFC - New York, octobre 2006. ETB Agence Nationale de la Photographie - Venise, octobre 2007 et octobre 2009. Espace LdeO&Co – Paris, mars 2009 et mars 2010. COLLABORATIONS École de Danse de Ravenne (IDHA). École de Musique de Ravenne. Contributions aux banques d’images : Fotolia, Getty Images, Uzoom, Zoonar, Redbubble. National Geogaphic 2009 : 1 photo lauréate pour représenter Paris. ETB Agence Nationale de la Photographie : 1 photo lauréate pour le calendrier 2010. PUBLICATIONS Paris je t’aime - 2007. Présences - 2008. Paris Polaroid - 2010. Pour avoir une idée complète du travail de Paolo PIZZIMENTI, visitez www.paolopizzimentiphoto.com | Exposition Marie BÉRAT
| "Il y a déjà quelques années, lors d'un voyage en Chine et plus précisément dans la province du Setchouan, Marie BÉRAT fit la connaissance d'un Berger. Je ne sais pas comment ils communiquèrent ni ce qu'ils se dirent et encore moins en quelle langue, sinon qu'à un moment Marie BÉRAT fit comprendre son désir de peinture et que ce Berger - comment le savait-il ? - lui dit qu'il existait à Paris dans un endroit nommé "Glacière" un atelier atypique (sic) qui pourrait répondre à son attente. Cela ne manqua pas de la perturber, mais à son retour à Paris et après quelques recherches, elle rejoignait cet atelier qui ne devait pas la décevoir. "Aujourd'hui reste l'engagement du peintre et cet équilibre instable entre l'acquis et le foncier. Marie BÉRAT peint et les seules concessions qu'elle fait le sont à la peinture. Bien sûr il y a des références : héritages de cultures anciennes, de pays comme la Chine, la Mongolie, les pays d'Orient ou le Mexique. Prétextes énoncés qui ne sont peut-être que l'écho d'une réalité plus profondément ancrée chez Marie BÉRAT, plus intime, qui prendrait pour nous atteindre des chemins détournés. "Marie BÉRAT qui ne manque pas de caractère et qui sait affirmer sans ambages, utilise sinon des artifices - ce n'est pas le genre - des voilages, des rideaux, des tentures, des paravents qui laissent supposer plus qu'ils ne disent..." Joël TROLLIET - Paris, décembre 2009 
Marie BÉRAT, née en 1946, vit et travaille près de Paris sur les coteaux de Suresnes, mais aussi en Alès dans les Cévennes, son berceau familial où elle se rend régulièrement. Dessinatrice de premier plan, elle s’engage dans la peinture en fréquentant l'atelier Nicolas Poussin dans le 14ème arrondissement, puis l'atelier Glacière dans le 13ème, où elle se forme notamment auprès de Martin BISSIÈRE. Marie BÉRAT participe à plusieurs Salons dont Réalités Nouvelles, Garches et Comparaisons (Art en Capital).
| Exposition KAKUKO
| "Rouges, orangés, jaunes, des couleurs éclatantes jusqu’à la virulence transforment leur jaillissement chromatique en une incoercible source de joie. Juxtaposés dans une géométrie minimale - le carré ou le rectangle – qui les structure sans les canaliser, des tons purs, d’égale intensité. Ultimes solvants de toute peine, dernière ressource contre les forces négatives. Et quand le lyrisme laisse place à la gravité, même les noirs et les blancs inventent des tonalités réconfortantes, dont les nuances inédites - noir chaleureux ou blanc foncé - sont encore adoucies par le discret apport d’une touche dorée. Immenses, sur toute la surface du tableau, ou en minuscules points, jamais un coeur ne fait défaut. ‘Les cultures du monde entier reconnaissent ce signe’ souligne KAKUKO en souriant. Alors ils s’étalent. Témoins de l’amour et de la joie que souhaite transmettre l’artiste. Dans un dialogue ininterrompu entre peinture et poésie, le cœur de KAKUKO dévide du soleil." D’après J.-M. Collet et I. Filiberti. 
KAKUKO naît à Kumamoto, petite ville au sud du Japon. Son professeur de dessin, Ebihara - fils adoptif du peintre Foujita - lui raconte le Paris, capitale des artistes. KAKUKO vient donc s’y installer à 21 ans et s’inscrit à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Elle fait notamment la connaissance du peintre Moriyama, qui deviendra son époux, ainsi que de Leppien. Rencontre capitale : l’ancien élève de Kandinsky lui ouvre la voie de l’abstraction. 
KAKUKO participe à de multiples expositions nationales et internationales. Ses compositions sont présentes tous les ans au Salon Réalités Nouvelles de Paris. Son travail figure dans de nombreuses collections privées et publiques en France, Allemagne et au Japon. KAKUKO compte parmi les membres fondateurs du collectif « Arts Tout de Suite ». Elle a reçu le Prix de la Fondation Yoshii.
| Exposition Patrick CORDEAU - Palissades
| Patrick Cordeau travaille à la frontière de la peinture et de l’objet, cherchant à sortir du cadre formel de la toile par la construction minutieuse d’un autre espace ouvert à notre imaginaire et terrain de jeu de notre regard. L’artiste varie les formats, s’amuse à déplacer les limites de la toile en la clôturant de collages, utilisant des matériaux récupérés, des rebus de notre consommation effrénée, lamelles, ficelles, clous, boulons, osselets, flacons, tissus, grillages, etc. 
A force d’aligner en haut de ses toiles des planchettes régulières comme des touches de piano, Patrick Cordeau a fini par faire de ces palissades le fil conducteur de son œuvre. Il y joue des effets de matières, place quelques signes récurrents, flèche, alphabet, croix..., inventant un improbable jeu de piste, une chasse aux trésors de l’enfance. Ces paysages urbains évoquent la démolition, le chantier, un quelque chose tout à la fois nostalgique et en devenir. A l’abri des formules, des emballages et du marché ces palissades n’ont pas dit leur dernier mètre... D’après J.-M. Collet et I. Filiberti. 
Patrick Cordeau, né en 1950, se partage entre l’Île Saint Germain, son port d’attache, et la campagne picarde, son berceau familial. Il expose à titre personnel depuis 1976 et participe à de nombreux salons dans la France entière. Il a réalisé plusieurs oeuvres monumentales pour différents commanditaires des Hauts de Seine. Enfin, parallèlement à son oeuvre d’artiste peintre, Patrick Cordeau anime des ateliers et réalise des scénographies pour la Compagnie de l’Onyx (danse contemporaine).
| Exposition Olivia ROLDE
| "Un peintre né ici, où l'art est dans l'histoire, court le risque de n'en pas sortir. On gagne à quitter son coin de planète; Olivia ROLDE a sa géographie. Sa peinture charrie l'Afrique des racines, l'Europe de la décomposition et l'Amérique des couleurs. "Pas de trajet, mille trajets. C'est ici qu'il faut commencer à lire. L'oeuvre d'Olivia ROLDE parcourt des territoires et des histoires, des espaces et des temporalités. Des horizons, qui portent l'empreinte d'une physique élémentaire, les traces amnésiques de la matière. Une coupe archéologique qui projette l'inconscient collectif depuis la préhistoire... 
"Ramifications du vivant, stratification des terres. "Cette peinture est une exploration. Etrange voyage en soi qui réfléchit nos propres bornes et nous invite au danger. Car ce n'est pas dans les miroirs que l'on se considère au mieux, c'est dans les oeuvres qui ont le pouvoir de nous regarder. "De ce cheminement découlent alors tracés hasardeux effleurant lignes ascendantes, points de fuite courtisant formes, pigments et support, tel un patchwork brodé par un cartographe ne reconnaissant que son ravissement de découvreur, son penchant de voyageur vers l’Aube, se plaisant à lier et délier les frontières de ses desseins". D’après C. Saisset et V. Gauthier 
Olivia ROLDE vit et travaille à Tours. Elle expose à titre personnel depuis 2000. Son travail privilégie l’huile sur toile, mais elle pratique également le collage, les techniques mixtes sur papier ainsi que la mosaïque monumentale. Enfin, parallèlement à son oeuvre d’artiste peintre Olivia ROLDE anime des ateliers thématiques, notamment à destination de la petite enfance.
| Exposition Anne DAMESIN
| Anne DAMESIN revisite des lieux et des moments. De la confrontation entre la surface plane du tableau et la matière colorée jaillit la profondeur de la mémoire et ses imbrications. Projection imaginaire d’une géographie singulière. 
Cette vision fragmentée se nourrit d’abord par la couleur. Omniprésente. Puissante. Lumineuse. L’espace se construit par accumulation et enchevêtrement de masses colorées. Le territoire est occupé. Il foisonne. Intervient le temps - plusieurs jours voire plusieurs semaines - avant la reprise de la toile. Les retours et détours obligent à défaire la proposition, à combattre les éléments. Des sédiments incessants de matières énoncent une chose et son contraire. La coulure sera fil tenu ou symphonie. Affirmer maintenant le territoire par quelques signes récurrents. Il faut révéler, ponctuer cet espace. Des lacis élaborent un vocabulaire originel d’interrelations, un lien à la fois fragile et immuable.
" J’aime capter des moments fugitifs à la limite de l’équilibre, comme une nostalgie du temps qui n’est déjà plus. Comme une histoire qui se dévoile et qui se raconte encore. " 
Le désir impérieux de peindre conduit Anne DAMESIN à traverser le miroir et à se former dans les ateliers de Port Royal (anciennement Académie Julian) sous l’égide d’Arlette LE MORR, Jean Max RELANGE et Dina PICKART ainsi que dans l’atelier de Martin BISSIERE. Elle y poursuit sa formation de peintre pendant quelques années. Elle participe régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles. Au printemps 2009, elle expose à Macao à la galerie St Paul's Corners dans le cadre du "French May", à Paris à la Galerie LdeO&Co et à Fréjus dans le cadre de "Base’Art".
| Exposition Paolo PIZZIMENTI
| Présence / absence, onirisme / réalité, tels sont les thèmes favoris de Paolo PIZZIMENTI, fasciné par la photographie depuis une enfance vécue sur les flancs du Vésuve et où à l’occasion de sa première communion lui fut offerte une petite boîte magique capable de "retenir les images qui venaient à lui". Ces images ont enrichi radicalement sa façon d’appréhender la vie, rencontrer les gens... et découvrir le monde qu’il parcourut plus tard comme capitaine de la marine marchande. Les modèles de Paolo PIZZIMENTI viendront du cinéma : Frederico Fellini, le maître, David Lynch, grand metteur en scène du Bien et du Mal, Jean Renoir, le poète. Ses références dans le domaine photographique sont : Willy Ronis, le poète des images, Henri Cartier-Bresson, le pragmatique du Carpe Diem, Robert Doisneau le solitaire, Eugène Atget le documentaliste ou encore le discret Izis.
On a défini Paolo PIZZMENTI comme le "pêcheur d’images", d’autres le voient comme "photographe de l’Imaginaire". Aujourd’hui, à 52 ans, il poursuit sa quête de scènes insolites, proches ou lointaines, palpables ou oniriques, mais toujours authentiques et avec la passion d’un artisan. Un talent propre à révéler la beauté de ce que nous pouvons croiser cent fois sans voir. Un travail qui sollicite notre imagination en suggérant des correspondances avec notre vécu ou nos rêves enfouis. 
Expositions Ravenne 2004/2005. All Photographers now : musée de l’Elyséen - Lausanne, mai 2006. NYFC - New York octobre 2006. ETB Agence Nationale de la Photographie - Venise, octobre 2007. Collaborations École de Danse de Ravenne (IDHA). École de Musique de Ravenne. | Exposition Luiz FERRAZ
| Luiz Ferraz naît à Manaus, au cœur de l’Amazonie. Il est étudiant à l’université de Rio de Janeiro, quand sa participation aux contestations envers la dictature le force à l’exil. Avec 80 dollars en poche et une malle de livres, un bateau le débarque dans le Midi de la France où il vit depuis.
Luiz Ferraz survit de petits boulots jusqu’à ce qu’il entre dans le groupe Hilton. Puis, à l’occasion de l'ouverture des hôtels Méridien à Rio et Bahia, il est engagé comme Directeur Financier du groupe français au Brésil. Suivent Athènes, New York, San Francisco, Abu Dhabi et le retour au siège parisien. Dès les années 60, la peinture constitue la seconde vie de Luiz Ferraz. La thématique centrale de l’œuvre est selon les mots de l’artiste "l’univers et ses cantiques". Mais plus encore que la nature elle-même, le peintre se focalise progressivement sur l’agression que l'homme lui inflige. Dévastation des essais nucléaires, pollution des rivières, dégénérescence des glaciers… destructions de sanctuaires naturels que Luiz Ferraz transfigure en petits formats denses et incandescents. Luiz Ferraz travaille avec des constituants naturels qui accentuent l’intensité de ses toiles : poudres de marbre et de pierre ponce, bitume et feuilles d'or se mêlent aux gélatines acryliques en des textures et reliefs saisissants.
"Mes peintures sont des voyages. Toujours la terre vue du ciel. Rêves éveillés. Images gardées dans les tiroirs de la mémoire, arrivées sans préavis. Torrents de visions, comme une tempête en haute mer avec la force volcanique de l’éruption. Les couleurs coulent entre mes doigts. Les rouges, indigos, ors, émeraudes, cuivres, bronzes, perles envahissent les toiles."
Luiz Ferraz expose depuis 1967. Les plus grandes villes du Brésil l’accueillent, mais également l’Italie, la Suisse, le Portugal, Monaco, l’Allemagne, l’Espagne ou encore les Etats-Unis. En juillet 2008, il est présenté à la "Casa França-Brasil", l’espace culturel prestigieux de Rio de Janeiro. | Exposition Delphine EPRON
| Delphine EPRON est née à Paris en 1970. Elle obtient successivement un diplôme de stylisme à l’Ecole Esmod puis de création textile à l’Ecole Supérieure d’Art Françoise Conte. Cette formation à la mode et au textile a sans doute exacerbé son goût pour la matière et la couleur. La nécessité de la peinture conduit Delphine EPRON dans les ateliers de Françoise Bissara-Frereau puis de Martin Bissière. Elle y poursuit sa formation de peintre pendant quelques années. Elle participe également à l’élaboration de la Nef Végétale, œuvre monumentale de Juliette et Jacques Damville au château de Mesnières. Loin de l’imitation de modèles, Delphine EPRON se nourrit du travail de Kirkeby, Zao Wou-Ki, Traquandi ou Baselitz.
Fondamentalement, Delphine EPRON s’intéresse au paysage, mais pour le réinventer en tant qu’espace, image désarticulée, penchant vers l'abstraction pour figurer le réel. "La ressemblance ne m’intéresse pas mais plutôt la dimension. C’est elle qui me bouleverse et que je tente de retenir." D’un geste large et sans contrainte, elle cherche la structure de l’image par l’interaction chaotique entre différents niveaux de motifs, les superposant, les révélant. Plus récemment, l’introduction "d’éléments topographiques renforce la tension entre l’espace en profondeur, le regard qui s’échappe vers la perte de vue et l’idée d’être au dessus d’un relief, sur un plan plat, comme retenu au dessus de l’espace." La palette est vive, tranchée, sans retenue, et traduit l’énergie, moteur même de l’action.
Dernièrement, Delphine EPRON a exposé à la Galerie Reg’Art Confrontations, de Rouen, au Salon Réalités Nouvelles de Paris et au Salon d’Art Contemporain de Montrouge. | Exposition Tifen SMART
| Dans la mouvance de la figuration narrative, Tifen Smart soumet son pinceau à son intuition, avec un lâcher prise qui s'apparente à l'art brut. Souvenirs prégnants, émotions vives et perceptions se transforment en accumulations de points, traits et taches aux couleurs bariolées. Ces formes et teintes poussées à l'extrême donnent une peinture instinctive et puissante.
Tifen Smart travaille fréquemment sur de grands formats, qu'elle remplit de ses compositions imaginaires anatomiques et détaillées. Elle privilégie les matières qui sèchent vite, pour suivre sans attendre le rythme constant de ses images intérieures. Telle un fou du roi à la conscience ironique, elle préfère la quête de sens à celle de l'esthétisme. Sa peinture révèle des couches d'énergie successives, d'autres vies sous la vie, avec la gravité d'un point de vue que l'humour des titres vient parfois pondérer.
Tifen Smart oscille entre doute cérébral et émotivité. Ses tableaux sont à son image, sans réelle intention de plaire ni de se référer à l'histoire de l'art. Des liens existent toutefois avec les artistes qui l'inspirent : Nikki de Saint Phalle, Basquiat, Robert Combas, Louise Bourgeois.
Née en 1973 à Toulon dans le sud de la France, Tifen Smart, encore enfant, s'invente d'autres vies dans des bandes dessinées mentales qu'elle restitue en caricatures colorées. Elle suit une formation en peinture et sculpture à Paris et à San Francisco. Après avoir longtemps travaillé la terre, Tifen Smart se concentre actuellement sur la peinture, qui lui permet de descendre plus profondément dans son imaginaire. Elle effectue son "coming out" artistique en 2007 lors de plusieurs expositions à Paris. Elle est immédiatement reconnue comme une figure émergente de la jeune création contemporaine.
Le travail de Tifen Smart est visible sur www.tifensmart.com. | Exposition Denize TORBES
| Denize TORBES est née en 1959 à Rio de Janeiro, où elle est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts et où elle a son atelier.
Elle tient sa première exposition personnelle en 1987 à la Galeria Contemporânea de Rio. Immédiatement reconnue par la critique, elle multiplie salons, ateliers et distinctions notamment de l’Unesco (Jeune Art Brésilien), du Ministère de la Culture (Salon National des Arts Plastiques) et de la ville de Mexico (projet Beca Ciudad).
Sa notoriété s’étend rapidement au-delà du continent sud-américain, avec des expositions aux USA, en Allemagne, Autriche, Argentine, Suisse, Angleterre, Espagne, Grèce, Pays-Bas,…
En 2005, dans le cadre de l’année du Brésil, elle est sélectionnée par la fondation France-Brésil pour exposer ses "Icônes Tribales" à la Halle Saint Pierre (Paris).
Ses œuvres enrichissent des collections publiques et privées du monde entier. Elles sont reproduites en couverture ou illustration de nombreux livres d’auteurs.
Parallèlement, TORBES enseigne la peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Rio, met en place - à l’instigation du Ministère de la Culture - un atelier de xylographie et développe une recherche dans le domaine de la céramique.
Préoccupée de la question sociale, TORBES s’engage auprès des enfants de rue, avec un travail d’éducation par l’art, dans le cadre du Projet Devotionalia.
TORBES travaille principalement l’huile sur toile et la technique mixte sur papier. Elle élabore ses couleurs avec des pigments naturels, récoltés notamment dans la région de Tiradentes (Minas Gerais).
Sa peinture explore nos racines culturelles en réinventant un univers indigène.
"Chaque civilisation a développé sa langue, sa mythologie et surtout ses signes. Le décodage de ces messages chiffrés est ma motivation. De la rigueur formelle des masques Nuba (Afrique), de l’élégance des figures zoomorphes, du ton vrai d’un pigment végétal, de la symétrie des emblèmes Kadiwéu (Brésil), ou même de la minutie des ornements mongols (Russie), j’extrais les éléments et combinaisons pour élaborer mon propre langage." | Exposition Sophie LAMBERT
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Sophie LAMBERT est née à Paris en 1968 dans une famille franco-vénézuélienne. Très attachée à la culture latine, elle a vécu plusieurs années en Espagne et séjourné au Mexique et au Chili.
Diplômée de l’école Van der Kelen (Bruxelles), elle suit l’enseignement de Frédéric MATHIEU en dessin et poursuit sa formation de peintre à Paris dans les ateliers de Michaële ANDREA SCHATT puis de Martin BISSIERE. Elle approche également la sculpture (terre, plâtre et métal) dans les ateliers de Jonathan HIRSCHFELD, puis de Gilles MONGE.
Parallèlement à son travail d’artiste, Sophie LAMBERT enseigne et anime des ateliers à Paris.
La peinture de Sophie LAMBERT s’élabore à l’acrylique et à l’huile dans une gestuelle à la fois libre et maîtrisée. Elle évolue dans un espace entre abstraction et figuration. Sa palette est un perpétuel écho à ses racines latines. | |
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